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LE CANZONI
CELTICHE
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COMPLAINTE DE LA BLANCHE BICHE
Melodia tradizionale
In questo lamento dell’Alta Bretagna si mescolano
tristezza e bellezza. Come per tutte le ballate tramandate oralmente esistono
infinite varianti delle strofe. In questa ballata sopravvive l’elemento fantastico e
magico della trasformazione notturna della bionda Margherite-Margot in bianca
cerva. In tutte le versioni è fanciulla che parla e supplica prima la madre e
poi il fratello di far allontanare i cani che la stanno inseguendo. Ma la
caccia si conclude tragicamente e la cerva è prima catturata e poi cucinata
per il banchetto.
Le
Korrigan (fate benefiche) vennero considerate alla stregua di streghe durante
i primi anni della diffusione del Cristianesimo. Esse si rifugiarono nei
boschi e per meglio nascondersi si trasformarono in cerve. (Altra versione)
M'envoient jeter de l'eau dans
le chemin des fées
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Celles
qui vont au bois, c’est la mère et la fille, Celles qui vont au bois,
c’est la mère et la fille. La mère va chantant et
la fille soupire: – Qu’avoue à soupirer,
ma fille Marguerite? – J’ai bien grand ire en
moi, et n’ose vous le dire: Je suis fille le jour et
la nuit blanche biche. La chasse est après moi,
des barons et des princes, Et mon frère Renaud qui
est encor bien pire. Allez, ma mère, allez
bien promptement lui dire Qu’il arrête ses chiens
jusqu’à demain midi. – Où sont tes chiens,
Renaud, et ta chasse gentille? – Ils sont dedans le
bois à courre blanche biche. – Arrête-les Renaud,
arrête, je t’en prie! Trois fois les a cornés
de son cornet de cuivre; A la troisième fois, la
blanche biche est prise: – Mandons le
dépouilleur, qu’il dépouille la biche. Celui qui la dépouille
dit: – Je ne sais que dire: Elle a les cheveux
blonds et le sein d’une fille. A tiré son couteau, en
quartiers il l’a mise. En ont fait un dîner aux
barons et aux princes: – Nous voici tous illec,
faut ma sœur Marguerite. – Vous n’avez qu’à
manger, suis la première assise: Ma tête est dans le plat
et mon cœur aux chevilles, Mon sang est répandu par
toute la cuisine, Et sur vos noirs
charbons, mes pauvres os se grillent. (Altra versione) Celles
qui vont au bois, C’est la mère et la fille. La mère s’égosille: Sa
fille est aux abois. – Margot, m’allez vous
dire Quel est ce grand émoi? – J’ai bien trop d’ire
en moi, Je souffre le martyre: Je suis fille le jour Et
la nuit blanche biche. Des chasseurs me
dénichent Et me tournent autour. C’est mon frère Renaud
Qui de tous est le pire. Renaud va même occire
Quand la lune est bien haut. Ma mère, allez lui dire
Qu’il retienne ses chiens Tant que là-haut se
tient La lune qu’on voit luire. – Où sont tes chiens
Renaud? – Ils ont quitté la niche Pour courre blanche
biche Dans les bois infernaux. – Arrête-les, Renaud, De
ton cornet de cuivre. Empêche-les de suivre
Ces tracés virginaux. Renaud trois fois les
corne. Mais même après trois fois, Son cornet ni sa voix
N’ont pu faire une borne: La blanche biche est
prise! – Mandons le dépouilleur, Que, pour tous mes
chasseurs, Il la pèle et l’incise. Celui qui s’agenouille
Dit: – Elle a des jupons Et de beaux cheveux
blonds, Celle que je dépouille. Elle a des cheveux
blonds Et le corps d’une fille, Celle qu’il déshabille
De la tête aux talons. Puis il prend son
couteau Et tranche avec sa lame Dedans la jeune femme
Pour faire des morceaux. On les a cuisinés Aux
barons et aux princes. De toute la province,
Ils sont venus dîner. – Nous voici tous assis
Si ce n’est ma sœurette… – Renaud, je suis bien
prête, Première assise ici: Ma tête est dans le plat
Et mon cœur aux chevilles. Mes pauvres os se
grillent Sur ces noirs charbons-là. Mon sang est répandu Par
toute la cuisine. C’est de moi que l’on
dîne, Du corps qu’on m’a fendu… |
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